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BLASON

Conforme aux lois et règles de la Science Héraldique
Enregistré par le Conseil Français d'Héraldique
Le 4/11/2000 sous le n° 2000/489
 

 
DESCRIPTION
        
         Le blasonnement :
 
Ecartelé en sautoir
Au 1) De gueule au frêne d'or
Au 2) D'or à la croix pattée et fichée de gueules
Au 3) D'or à l'église de gueules, ouverte de champ, essorée de sable
Au 4) De gueule plain
 
         Les soutiens :

Deux gerbes de blé d'or, les tiges passées en sautoir, liées d'argent
Un pic de mineur au naturel, posé en pal derrière l'écu.
 
         AUTEURS
 
                            Les artisans de ce blason sont Claude ROUQUETTE, habitant du village, et son beau-frère Pierre BACQUET, demeurant près de Rouen.
                            La demande de création d'un blason émanait de la municipalité en place en 2000.
                            L'héraldique obéit à des règles très particulières et très précises. Les armoiries doivent être parfaitement lisibles et identifiables.
 
         REPRESENTATIONS
 
                   Il représente les trois paroisses, leurs particularités propres et leurs symboles communs.
 
         Particularités
 
                   - pour le Frayssé : le frêne (se dit “frayssé “en patois du Tarn)
                   - pour Cambon du Temple : la croix des Templiers (ils étaient installés là au XII° siècle)
                   - pour Lacalm : l'église symbole évident qu'est ce monument répertorié à l'Inventaire des Monuments Historiques pour la beauté des boiseries intérieures.
 
         Symboles communs
 
                   - Une gerbe de blé : Symbolise la vocation agricole de la commune, symbole de tous temps très fort de nourriture
                   - Un pic de mineur : Témoignage posthume du passé minier de la commune.

NOTRE HISTOIRE

 Création de la commune




Le lundi 13/12/1937, la Chambre des Députés sous la Présidence de Mr Edouard HERRIOT, adopte la proposition de loi divisant la commune d'Ambialet en deux communes. Cette loi sera promulguée le 27/12/1937, et prendra effet à compter du 01/01/1938.
         Le premier conseil municipal de la 37 982° commune de France fut élu le 13/03/1938.
 
         Le plus vieux projet de division de la commune d'Ambialet a été élaboré aux environs de 1880.
         La superficie de cette commune au début du XX° siècle est de 5 972 hectares (presque autant que les 7 autres communes du canton) et on comptait 2 422 habitants.
         Cette commune était séparée en 3 sections électorales : Ambialet, Bonneval et Le Frayssé.
         Entre 1882 et 1933, les conseils municipaux successifs débattent sur la création de la commune du Frayssé. Le plus souvent le problème majeur reste celui que représente la section de Bonneval. En effet celle-ci fait à la fois partie de la “vallée” et de la "montagne”. Les habitants de cette section sont eux aussi divisés : ceux de la partie basse voulaient rester à Ambialet, ceux de la partie haute voulaient être rattachés au Frayssé (ces derniers s'associèrent d'ailleurs aux différents mouvements de protestation de la population du Frayssé).
         En avril 1935, les habitants du Frayssé eurent connaissance à travers un article du "Journal du Tarn" de la création de nouvelles communes dans les départements de l'Aude et du Lot.  Cet article déplorait que la section du Frayssé, qui avait demandé depuis longtemps à être érigé en commune, ne le soit toujours pas. Il était écrit : "Personne ne saurait contester la légitimité de cette demande. D'ailleurs, le dossier qui doit permettre d'aboutir est depuis belle lurette entre les mains de l'Administration". (Extrait du "Journal du Tarn" du 13/04/1935).
         A cette nouvelle, la population s'enflamma et refusa d'aller voter pour les municipales de 1935.
         Après un arrêté spécial pris par le Préfet convoquant les électeurs de cette section le 26/05/1935, afin d'élire 6 représentants, les électeurs ne se déplacèrent toujours pas.
         Dans une extrême confusion, le conseil municipal, avec seulement les conseillers d'Ambialet et de Bonneval, soit 10 au lieu de 16, fut formé à Ambialet.
         En 1936, d'autres sujets de discorde comme la création d'un bureau de Poste au Frayssé, l'installation d'un poste téléphonique public ou l'aménagement de la voirie, exacerbent le mouvement de révolte.
         Plusieurs grèves des urnes eurent encore lieu en 1936. Un "Syndicat de Défense des Intérêts Communaux" fut créé en juin 1936 et eût un rôle déterminant par la suite.
         Face à cette force organisée, pas moins de 3 sénateurs et 3 députés s'activèrent de juillet à décembre 1936, pour faire aboutir le projet de division.
         L'année 1937 voit l'aboutissement du projet.
         Le 20/03/1938, le conseil municipal issu du vote du 13 mars, fut présenté à la population. A cette occasion, une fête fut organisée et un arbre commémorant la naissance de la commune (dit "Arbre du Souvenir") fût planté au milieu du "Sol".
         Ce conseil municipal se mit en place le 27/03/1938 et commença à gérer la nouvelle commune.
         Le bureau de Poste fut alors créé dès juillet 1938, et entra en fonction le 01/02/1939...
 
 

 Les Mines de Fer





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Vers 1787, François Gabriel Vicomte de Solages, découvrit une mine au Frayssé. On peut dire qu'il " redécouvrit " des mines au Frayssé, celles-ci ayant déjà été exploitées dans le passé, et que de ce fait, elles étaient déjà connues. Certains signes permettent aux spécialistes d'affirmer que les Celtes, les Gaulois, les Romains puis les hommes du Moyen Age ont ouvert des exploitations et creusé des galeries dans les filons de fer du Frayssé.
         A une époque plus contemporaine, dans un mémoire du 25/10/1791, François de Solages explique qu'il a traité le minerai du Frayssé dans un " fourneau catalan " qu'il avait fait construire dans un martinet en cuivre, au Saut du Sabo, et qu'il avait obtenu un excellent métal.
         Dans la période de 1889 à 1910, c'est surtout le filon de Las Costes, très riche, qui sera exploité. Celui-ci souvent appelé " filon du Frayssé " sera reconnu comme le plus important et le plus productif de la concession et renfermant le meilleur minerai.
         En attendant l'ouverture de la ligne de chemin de fer d'Albi à Alban en 1910, le Saut du Tarn fait appel à des entrepreneurs de transport. Les filons du Bousquet et de Bennac furent également exploités et reliés à celui de Las Costes.
         Les mineurs du Frayssé étaient en majorité mineurs à temps partiel et agriculteurs le reste du temps. A la fin de la première guerre mondiale, le personnel se décompose comme suit :
                                      81 adultes au fond
                                      39 personnes (26 adultes, 11 femmes et 2 enfants) au jour
                            soit un total de 120 personnes.
         Les années qui suivirent connaîtront une activité en dents de scie, avec un arrêt de 2 ans en 1921. C'est à cette époque que des travaux de prospection ont eu lieu sur les filons de Labarthe et du roc Saint-Michel. Cette même époque verra aussi la mise en service de la centrale electrique d'Ambialet, œuvre du Saut du Tarn. La centrale alimente alors les mines du Frayssé, les usines du Saut du Tarn et, par l'intermédiaire d'une régie municipale, la commune d'Ambialet.
         En avril 1928, l'exploitation du filon de Las Costes est arrêtée. Exploité depuis 1889, il avait fourni 90 à 95% du minerai extrait par le Saut du Tarn sur cette concession. L'exploitation continua ensuite sur le seul filon du Bousquet.
         En 1931, la mine emploie 25 ouvriers au fond et 14 à l'extérieur dont 5 femmes. La production est alors de 20 à 22 tonnes par jour.
         En août 1931, c'est la fin de l'exploitation. Les ouvriers les plus qualifiés seront repris à l'usine de Saint-Juéry, d'autres s'expatrieront. C'est sans doute dans ces années là que le hameau de La Rouquette acheva de se dépeupler alors qu'il comptait plus de 100 habitants en 1862.
         Outre les ouvriers, seront également touchés les artisans travaillant pour la mine, les commerces, les loueurs de chevaux…
         Autre conséquence : l'arrêt de l'exploitation de la ligne Albi Alban de la Cie des Chemins de Fer Départementaux du Tarn.
         De cette époque, il nous reste la présence de nombreuses galeries dans le sol, et on peut encore voir des entrées en surface.
 

 Les Templiers




Le village de Cambon du Temple et son église, sont attestés dans les textes d'archives depuis le XII° siècle. (Titres de donations à l'Ordre du Temple de 1171 et de 1183).
         Ce village fut en effet le centre d'une commanderie templière fondée en 1171 par la donation de Bernard At de Cambon au " Commandeur et religieux de la maison du dit Cambon, de tout ce qu'il avait dans ce lieu et dans la paroisse ".
         Les commandeurs se succédèrent à la tête de la commanderie de Cambon du Temple jusqu'en 1336.
 
         Sources : Mémoire présenté par Elise BERGES :
                   " Inventaire Archéologique du canton de Villefranche d'Albigeois " 1982-1984
         Déposé pour consultation sur place, à la mairie du Frayssé.

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